Les 12 obstacles à la communication

Les 12 obstacles à la communication

Dans la relation, il y a des comportements qui sont utilisés et qui nuisent à la communication. Voici 12 obstacles à la communication qui peuvent nuire en relation :

1. Donner des ordres, diriger, commander : La personne dit aux autres quoi faire, elle impose son idée en étant convaincue que c’est la chose à faire. Cela peut amener un rapport de force dans la relation et provoquer de la peur ou de la révolte chez la personne qui le subit. Exemples: « Tu dois! Fais ceci! Tu as intérêt à faire ce que je te demande».

2. Avertir, mettre en garde, menacer : La personne utilise cet obstacle dans le but de contrôler l’autre. Cela peut provoquer chez l’autre de la peur, l’impression qu’il doit se soumettre et peut faire naître la rancœur, la colère et le goût de tester les limites. Exemples: « Fais attention, tu ferais mieux de … Si tu continues ainsi tu vas te planter ».

3. Moraliser, prêcher, faire la leçon : La personne utilise cet obstacle pour amener l’autre à changer par des explications sans fin. Cela peut provoquer chez l’autre personne la culpabilité, la tendance à se justifier et l’impression que l’autre ne lui fait pas confiance. Exemples: « C’est de ta faute …, Tu aurais dû…. C’était pourtant simple, il n’y avait qu’à! Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus loin?»

4. Ne pas écouter avant de conseiller et donner des solutions : La personne a de la difficulté à prendre le temps d’écouter l’autre, suite à un malaise intérieur (impuissance, colère, peur, inquiétude…) ; elle va conseiller et donner ses solutions à l’autre. De cette façon, l’autre peut croire qu’il est incapable de résoudre lui-même le problème. Cela peut aussi l’empêcher de réfléchir à son problème pour le régler et peut l’amener à être dépendant de la personne qui règle toujours ses problèmes. Exemples: « A ta place je ferais ainsi… Tu n’as qu’à faire ceci et puis cela… Essaye donc… Je sais ce qui s’est passé, je te connais… » .

5. Argumenter, expliquer, persuader par la logique : Par l’argumentation et la logique, la personne tente de convaincre l’autre que c’est elle qui a raison. Elle oblige l’autre à argumenter et à se défendre. Cela amène les 2 personnes à déduire qui a tort, qui a raison. De ce fait, cela peut provoquer chez la personne qui se fait persuader le sentiment d’infériorité et d’incompétence. Exemples: « Voilà pourquoi tu as tort et que cela ne marche pas… blabla blabla blabla. Ben oui c’est logique car…».
6. Juger, critiquer, blâmer : La personne reprend, critique, blâme l’autre personne car elle pense qu’elle ne fait pas la bonne chose, qu’elle se trompe ou qu’elle n’est pas correcte. L’autre personne développe un sentiment de n’être jamais à la hauteur, elle peut se sentir incompétente, stupide, pas correcte… et peut décider de se refermer sur elle-même, car elle a trop peur d’être jugée. Exemples: « T’es vraiment nul, tu aurais dû t’y prendre autrement. Ce n’est que toi qui fait cela…Ha là là quelle tristesse». Tu ne raisonnes pas avec tout ton bon sens… ».

7. Complimenter, approuver dans le sens de flatter : La personne utilise la flatterie pour obtenir quelque chose de l’autre ou parce qu’elle est trop mal à l’aise pour mettre ses limites par peur de déplaire. Ce qui peut amener la personne à être frustrée intérieurement et à accumuler. L’autre personne peut se sentir mal à l’aise et se demander pourquoi il ou elle me dit cela, qu’est ce qu’elle veut? Exemples: « Oui, là, tu fais bien…, tu as bien raison… Cela va aller , t’es un battant! Tu trouveras toujours bien une solution. Je te connais».

8. Humilier, ridiculiser, dire des mots « méchants » : La personne dit des remarques négatives ou des noms blessants à l’autre personne (qui peut être seule ou devant d’autres personnes) dans le but de faire une blague, de l’attaquer ou de se venger. L’autre peut développer un sentiment de rejet et d’infériorité. De plus, cela peut détruire l’estime de soi. Exemples: « T’es vraiment nul, idiot et j’en passe… Tu es un bon à rien, tu ne feras jamais rien de bon dans la vie, t’es un idiot comme ton père … T’es un bébé ».

9. Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer : La personne analyse l’autre, elle interprète ses gestes ou ses paroles et elle est convaincue que sa vision est la bonne. Elle peut aussi tenter de jouer au thérapeute en diagnostiquant le comportement de l’autre. L’autre personne peut se sentir mise à nu et incomprise. Exemples: « Ton problème c’est que tu prends trop les choses à cœur, au sérieux. Tu ne voulais pas dire ça, je le sais , mais ceci ou cela. J’ai entendu une conférence et je sais ce qu’il faut faire dans ton cas… Ton problème vient de ton passé… ».

10. Rassurer, consoler : La personne va tenter d’enlever rapidement l’émotion désagréable (la culpabilité, la peine, la peur …) de l’autre personne en la rassurant ou en la consolant. Souvent, elle-même vit une émotion désagréable (impuissance, peur, peine…) ce qui l’a pousse à réagir rapidement. L’autre personne peut se sentir incomprise et penser que ce n’est pas bien d’être comme ça, de ressentir de la peine ou de la peur. Exemples: « Ne t’inquiète pas, ça ira mieux demain…, Allons courage! Je suis là pour te consoler, te dorloter, veiller sur toi. Après la pluie, vient le beau temps».

11. Enquêter, questionner, interroger : La personne va poser plusieurs questions sans rapport avec la situation. Elle va le faire par curiosité sans trop se soucier de l’autre. Cela peut amener l’autre à avoir des craintes, car elle ne se sent pas écoutée et ne sait pas où l’autre veut en venir. Exemples: « Pourquoi as-tu fais çà? Qui t’a poussé à faire çà? Qu’as-tu dit, qu’as-tu fait alors? Qu’est-ce qui t’a pris? Tu étais habillé comment? Tu as employé quel langage?».

12. Distraire, blaguer, esquiver : La personne fait des blagues ou commentaires dans le but de distraire ou d’esquiver un problème car elle ressent un malaise émotionnel ou n’a pas envie de parler de ce sujet-là. L’autre peut comprendre que c’est mieux d’éviter les difficultés au lieu de les affronter et cela peut lui laisser croire que les problèmes sont banals, insignifiants, sans importance. Exemples: « Parlons de choses plus agréables. Cela passera avec le temps, viens te changer les idées et boire un verre. Un(e) de perdu(e) et 10 de retrouvé(e)(s). Ne te tracasse pas. Ce n’est pas grave ! Cool “.

M. Legros

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